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Tout commencé en septembre 2005 par un échange de mail...
Antonio AMOROSO, directeur d'une école sicilienne, à PIAZZA ARMERINA, laissait sur la bourse d'échange COMENIUS, une proposition de partenariat autour de la cuisine...
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Devant son écran, un directeur français d'une école à SAINT-ANDRE de CUBZAC, Henri PLANDE, parcourait ce message. Il avait déjà en tête que dans son école, il y avait plusieurs classes qui pratiquaient le jardinage. L'école maternelle voisine, tenue par sa directrice Martine VIAUT avait, elle aussi, commencé à créer un jardin. Il avait aussi en tête, depuis plusieurs années, de proposer un projet qui permette d'établir de réels ponts entre l'école maternelle voisine et son école, entre son école et le collège et, pourquoi pas, entre la maternelle et le collège.
Antonio, était déjà en relation avec une école roumaine.
Quelques heures de "pianotage", un peu de mise en forme et un embryon de projet apparaissait. Il comprenait deux volets : un volet "santé et alimentation" et un volet "cuisine et culture".
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L'aventure fut alors proposée aux collègues de la maternelle et du collège. Elle consistait à rencontrer nos partenaires, terminer ensemble l'écriture du projet et déposer notre candidature. Cette proposition fut acceptée avec entrain par un groupe de professeur du collège, par le personnel de direction et par les collègues d'école maternelle.
Entre temps, les miracles de l'Internet apportèrent un partenaire supplémentaire : la TURQUIE.
C'est ainsi qu'Antonio et son équipe organisèrent la première réunion de projet, réunion préparatoire, se tenant dans le cadre de projets européens COMENIUS.
C'est aussi Antonio qui a eu l'idée de ce titre de projet
"Dis-moi ce que tu manges, je te dirai d'où tu viens"
Au mois de décembre 2005, Marinela et Lucian de Roumanie, Sevkyie et Fatos de Turquie, Martine, Jean et Henri de France, se retrouvaient à PIAZZA ARMERINA ...
... l'aventure commençait.
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De la cuisine ? ... pourquoi ?

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La cuisine a de toujours, été ce don, souvent féminin, que les anciens transmettaient aux nouvelles générations qui apprenaient alors, avec le temps, à en apprécier les saveurs. Ils en apprenaient aussi à apprécier la valeur symbolique de cette oralité sensuelle, presque maternelle, où seul compte le temps présent du plaisir, oubliant pour un instant, tout le travail antérieur.
Si une équipe d’enseignants a souhaité raviver ce don, c’est que, d’une certaine manière, les enseignants se doivent d’être, eux aussi, des passeurs. Passeurs de savoirs qui font apparaître la connaissance et l’ouverture vers l’ailleurs, vers le plaisir de la découverte. Découverte au sens large. Découverte de nouveaux savoirs, découverte de nouvelles saveurs, découvertes de nouvelles langues, découvertes de nouvelles cultures, découvertes de nouvelles personnes.
Comme le sein maternel, c’est dans l’oralité que s’ancre la transmission du savoir … l’écrit vient après.
C’est le temps de la trace. C’est elle que nous vous proposons aujourd’hui.
Trace d’une année de découvertes et de rencontres.
H. PLANDE
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